Les premiers fossiles d’huîtres retrouvés
datent de 230 millions d’années.
Dans l’Antiquité, les coquilles d’huîtres
servaient de bulletin de vote.
Depuis l’époque des grecs et des romains,
l’engouement pour la consommation des huîtres
ne fait que s’accroître.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle,
c’est l’huître plate qui était
consommée. Mais progressivement, les gisements
naturels se sont épuisés car ils étaient
surpêchés. Il était devenu nécessaire
de prendre des mesures de protection (par exemple,
au XVIIIe siècle la pêche est interdite
pendant les mois sans « R »). Plus tard,
il a fallu développer l’élevage
et importer des huîtres en provenance du Portugal.
Les premiers parcs ont été mis en
place dans les années 1860.
L’huître creuse a tout d’abord
été introduite à Arcachon,
puis accidentellement dans l’estuaire de la
Gironde où « Le Morlaisien »
- un bateau transportant des huîtres - pris
dans une tempête, a jeté sa cargaison
par-dessus bord. Ces huîtres se sont adaptées
à ce nouveau milieu et s’y sont reproduites.
En Vendée, l’huître creuse portugaise
a été élevée dès
1915 dans les chenaux du Payré (bassin de
Talmont-Saint-Hilaire), puis a été
introduite avec succès en 1947 dans la baie
de Bourgneuf.
Dans les années 1972-1973, une épidémie
a provoqué la disparition de l’huître
portugaise sur les côtes françaises.
Pour faire face à cette catastrophe les ostréiculteurs
ont alors importé une huître creuse
du Japon et du Canada. Cette huître, qui s’est
bien adaptée à nos côtes, est
aujourd’hui l’huître creuse élevée
en France.
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