Etymologie
La « costière »
sur laquelle se fonde la zone géographique
de l’appellation d’origine contrôlée
« Costières de Nîmes »
est un terme géographique désignant
un plateau caillouteux, parfois ondulé, qui
s’inscrit entre la Vistrenque (dépression
de Nîmes suivie par le Vistre)
Histoire
Au milieu du VIIIe siècle avant
notre ère, les Grecs de Rhodes s’installent
sur la côte méditerranéenne
de ce qui n’est pas encore la Gaule. Ils donnent
leur nom au Rhône (Rhodano) et fondent les
cités d’Hérakléa (Saint-Gilles-du-Gard)
et de Rhodanousia (en face d’Arles).
V Siècle AV J-C
Environ 5 siècles avant notre
ère, les Grecs implantent la vigne et l’art
de la cultiver dans la région.
II Siècle avant J-C
Les Romains vont, quant à eux,
en assurer le développement. La « Narbonnaise
», province créée en 118 avant
notre ère, et qui s’étend de
Vienne, sur le Rhône, jusqu’aux Pyrénées,
est à la base de l’extension de l’Empire
romain en Gaule. Des amphores, alors produites près
de Beaucaire, ont été retrouvées
jusqu’en Italie, et témoignent du dynamisme
du commerce des vins de la région à
cette époque.
Au IIIème siècle
280
Après l’annulation du décret
d’interdiction sur les vignes en Gaule, en
280, Cassius Severanius, gouverneur de la Narbonnaise,
ordonne de replanter massivement le vignoble du
pagus nemensis (Costières).
Au VIIIème siècle
A partir du VIIIème siècle,
les moines développent de vastes vignobles
autour des abbayes. Les Bénédictins
d’abord, sous l’impulsion de BENOIT
d’ANIANE, et plus tard les Cisterciens, préservent
les pratiques vigneronnes héritées
de l’époque romaine. L’abbaye
de Saint-Gilles, haut lieu religieux d’alors,
a même le privilège de livrer ses vins
aux papes installés à Avignon.
Au XIVème siècle
Au XIVe siècle, les vins de
Saint-Gilles, de Nîmes et de la Costière
sont parmi les plus prisés de la Cour pontificale
d’Avignon. Jean XXII fait venir son «
vin nouveau » de Saint-Gilles, Nîmes
et Beaucaire. Quand, en 1367, Urbain V quitte Avignon
pour Rome il se fait envoyer par le port d’Arles
une cargaison de vin de Nîmes et de Beaune[5].
De retour en Avignon, Grégoire XI fit lui
aussi approvisionner ses celliers par les vins de
la Costière.
Au XVIème siècle
la fin du XVIème, OLIVIER DE
SERRES (Théâtre de l’agriculture)
cite la réputation des vins de la région
de la commune de Beaucaire. A la même époque
est attestée une vente, à des négociants
de Hambourg, de plusieurs centaines de muids provenant
de la commune de Saint-Gilles.
Au XVIIIème siècle
1703
Créé par François de Posquières
en 1703, l'Ordre de la Boisson de la Stricte Observance
n'a survécut que cinq années après
le décés de son fondateur en 1735.
1740
l'Ordre de la Boisson de la Stricte Observance a
pratiquement disparue en 1740
1774
En 1774, un état de production en muids,
par la communauté du diocèse de Nîmes,
atteste que Saint-Gilles, avec 3135 muids, est la
deuxième localité productrice, après
Nîmes.
Au XIXème siècle
1815
En 1815 le directeur des impositions indirectes
du Gard (Tableau de produits de vins pendant l’année
1814) fait état de l’indication de
noms de « crus de qualité supérieure
» où figure Saint-Gilles avec la production
la plus forte.
1864
Le Docteur GUYOT indique que le vaste plateau «
depuis Saint-Gilles jusqu’à Beaucaire
offre de très bon vignobles, dont les vins
sont tous très généreux et
très solides… » (Viticulture
du Sud-est de la France - 1864).
A la fin du XIX° siècle
le phylloxéra détruit les vignes.
Au XXème siècle
1920
Dans les années 1920, les producteurs créent
un syndicat pour définir la zone de production
des « vins des Costières ».
1942
Cette démarche conduit, en juillet 1942,
à la demande de reconnaissance en appellation
d’origine vin délimité de qualité
supérieure
1951
L'arrêté du 17 mai 1951, Les
Costières du Gard sont VDQS
1961
Créé en 1961, le domaine de Donadille
de Rodilhan a été fondé par
la chambre d’agriculture du Gard pour servir
de support pédagogique aux filières
de l’enseignement supérieur. Construit
sur le Mas de Donadille, il a fait l’objet
de toutes les attentions de l’enseignement
public afin d’en faire un lieu privilégié
de l’enseignement. Depuis, le lycée
Marie Durand a formé des générations
de professionnels qui exercent leurs techniques
dans la France entière. La cave propose des
vins issus du travail des élèves et
met en place lors d’évènements
des microcuvées réalisées par
les classes du CFA et du CFPPA.
1968
Les vignerons des Costières on fait renaître
en 1968 " l'ordre de la boisson de la stricte
observance des Costières du Gard " et
il a changé de nom en 1986.
1986
AOC Costières du Gard, par le décret
du 4 juillet 1986.
AOC depuis 1986, l'encépagement pour les
rouges et les rosés se compose de Carignan,
de Grenache, de Mourvèdre, de Syrah et de
Cinsault. Dans les blancs, les cépages principaux
sont le Grenache blanc, la Marsanne, la Roussanne,
la Clairette, le Bourboulenc, le Maccabeo et le
Rolle.
La production des parcelles plantées
avant le 4 juillet 1986 à une densité
inférieure à 3300 pieds par hectare
continue à bénéficier du droit
à l’appellation d’origine contrôlée,
jusqu’à l’arrachage de ces parcelles.
" l'ordre de la boisson de la
stricte observance des Costières du Gard
" a changé de nom en 1986, lors du chapitre
de la Féria, qui eut lieu dans les locaux
du grand Hôtel Impérator en présence
de deux parrains : Bernadette Laffont et Nicolas
Seydoux. Son nouveau nom a été : "l'Ordre
de la boisson de la stricte observance des Costières
de Nîmes "
1985
Les vins sont issus exclusivement des vignes situées
dans l’aire parcellaire de production telle
qu’approuvée par l’Institut national
de l’origine et de la qualité lors
de la séance du comité national compétent
du 12 septembre 1985.
1989
Le décret du 6 septembre 1989 a
remplacé le nom de l'appellation " Costières
du Gard " par " Costières de Nîmes
"
Les Modifications :
* Richesse minimale en sucre sera porté à
: 170 grammes pour les cépages blancs.
* Modification pour le vin rouge :
Carignan N, grenache N, mourvèdre N, syrah
N, cinsault N.
Le carignan N doit représenter au maximum
50 % de l'encépagement, ce pourcentage étant
porté à 40 % à partir de la
récolte 1995.
Le grenache N doit représenter au minimum
15 % de l'encépagement, ce pourcentage étant
porté à 25 % à partir de la
récolte 1990.
Le mourvèdre N et la syrah N doivent représenter,
ensemble ou séparément, au minimum
5 % de l'encépagement en 1990 puis 10 % en
1993 et 20 % en 1995.
Le cinsault N doit représenter au maximum
50 % de l'encépagement pour la production
de vin rouge, ce pourcentage étant porté
à 40 % à partir de la récolte
1995.
* La production des parcelles plantées avant
le 6 septembre 1989 à une densité
comprise entre 3300 pieds par hectare et 4000 pieds
par hectare continue à bénéficier
du droit à l’appellation d’origine
contrôlée, jusqu’à l’arrachage
de ces parcelles
1990
A partir de la récolte 1990, pour les cépages
rouges, cette richesse minimale en sucre sera porté
à :
189 grammes par litre pour la syrah ;
198 grammes par litre pour les autres cépages
rouges.
Toutefois, sont interdits, pour l'élaboration
de ces vins, la thermo-vinification, plusieurs foulages
ou pompages successifs les vinificateurs continus,
les cuves à remontage automatique les cuves
à recyclage de marcs et, à partir
de 1990, les érafloirs centrifuges, les égouttoirs
à vis de moins de 750 mm de diamètre
et les pressoirs continus.
1998
En 1998, plus de 150.000 hectolitres de rouge ont
été produits, soit 70% des 217.000
hectolitres produits au total, 55.000 hectolitres
de rosés, soit 25% de la production totale
et 10.000 hectolitres de blancs soit 5% de la production
totale.
Au XXI ème siècle
2005
Source INAO
- Superficie : 4 185 ha
- 404 viticulteurs dont 115 vinificateurs (96 caves
particuières, 17 caves coopératives,
3 négociants)
- Récolte : 222 540 hl
Le Décret du 18 juillet 2005
modifie le décret du 4 juillet 1986 relatif
à l'appellation d'origine contrôlée
« Costières de Nîmes »
- J.O n° 168 du 21 juillet 2005 page 11866 texte
n° 46
* La proportion du cépage ugni blanc B ne
peut être supérieure à 30 %
de l'encépagement. A compter de la récolte
2010, ce cépage ne peut plus être pris
en compte dans l'encépagement.
2007
S’appuyant sur une aire parcellaire soigneusement
délimitée, sur un encépagement
traditionnel et restructuré, la communauté
de producteurs préserve l’originalité
de sa production par le partage de savoirfaire collectifs
permettant néanmoins l’expression des
individualités.
Soucieux de valoriser l’image des vins en
protégeant la zone géographique et
en communiquant sur la qualité des savoir-faire
et du terroir, soucieux de gérer le cadre
de vie avec la volonté de faire du paysage
un outil de développement et d’amélioration
du territoire, soucieux de préserver les
ressources naturelles en maintenant une diversité
floristique et faunistique, l’ensemble des
partenaires concernés a mis en place
une « Charte paysagère et environnementale
», signée le 5 juillet 2007, charte
reconnue au sein de la « Charte internationale
de Fontevraud », en mars 2009.
2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne
met en place des réglements viniviticole.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation
de copeaux, l'autorisé 15% de raisins provenant
de l'UE, ...
Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers
des charges pour faire valoir leur AOC Française.
2010
A compter de la récolte 2010, le cépage
ugni blanc B ne peut plus être pris en compte
dans l'encépagement.
2011
Cahier des charges de l'AOC «
Costières de Nîmes »
décret n° 2011-1258 du 7 octobre
2011, JORF du 11 octobre 2011 |
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les Modifications :
* sur l'encépagement et arrivé d'un
nouveau cépage ( rouge et rosé)
* Richesse minimale en sucre sera porté à
:
189 grammes par litre pour les vins rosé
et blancs;
198 grammes par litre pour les vins rouges.
le vignoble couvre une superficie
d’environ 4500 hectares pour une production
moyenne de 220000 hectolitres qui se décline
en vins rouges (55% de la production), vins rosés
( 40% de la production) et plus confidentiellement,
en vins blancs. Ces vins sont produits par 15 caves
coopératives et une centaine de caves particulières.
Un quart des volumes sont vendus hors du territoire
national, dont près de la moitié en
dehors de l’Union européenne, notamment
au Canada.
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