les Romains furent les premiers
à se lancer dans la viticulture.
Anciennement appelé "Jucunda"
du nom d'un de ces premiers occupants latins :
Jucundus.
Le nom primitif de Gigondas est le mot latin JOCUNDITAS,
qui signifie « joie » et « allégresse
». Il est deux fois attribué à
Gigondas, en 951, dans la Gallia Christiana novissima
et trois fois, en 1137, 1138 et 1151, dans le
cartulaire de Richerenche.
Au XII ème siècle
:
1120
Vers 1120, Rostang III, évêque de
Vaison, donna à son église cathédrale,
une mense qui comprenait une vigne sise à
Gigondas, près de l'Ouvèze. Il le
fait en ces termes :
« Petro vero Alberto Gigundatis pro
vinea quoe sita est juxta viam publicam est inter
(... otam)) episcopalem et fluvium Ovicœ
solidis ordo dedit. »
C'est l'acte le plus ancien confirmant l'existence
d'un vignoble sur ce terroir.
Au XIV ème siècle
:
1341
Raymond V des Baux, en juillet 1341, tout en se
réservant les droits de haute et basse
justice, accorda aux Gigondassiens certaines libertés
contre un droit de vingtain sur le vin de ce terroir
pendant sept ans.
1376
En 1376, au lieu-dit « Les Bosquets »,
les registres notariaux indiquent l'existence
de « vinea culta ».
1380
Des notaires d'Oussan, dans un acte daté
de l'an 1380, font état de vignes qui couvraient
un territoire descendant de la chapelle Notre-Dame
des Pallières jusqu'à l'Ouvèze.
Au XVI ème siècle
:
1556
Le vignoble des Princes d'Orange
1581
la Communauté rédigea ses statuts
et les approuva le 14 novembre 1591. L'article
45 intitulé « De ceux qui vendent
du vin en gros qu'ils en vendent aux autres habitans
» indique avec précision les conditions
de ce négoce :
« Toute personne qui voudra vendre du
vin en gros aux estrangiés sera tenue de
vendre aux habitans dudit lieu, à quatrs
ou à pichet, pour le prix qu'ils l'auront
vendu auxdits estrangiés, à peine
y contrevenant, de payer, pour chaque personne
et fois XII deniers ; et qui aura du vin à
vendre, et le vendra aux habitans en gros, sera
tenu de le vendre à tous habitans, à
quarts ou à pichets, pour emplir ses tonneaux,
au prix qu'il l'aura vendu en gros pour ouiller
lesdits tonneaux, à peine de contravention
pour le regard des habitans de payer II sols applicables.
»
L'année suivante, cet article fut repris
en faisant, cette fois, expressement mention du
vin blanc. C'est un des rares textes faisant mention
de ce type de vin sur le terroir gigondassien.
Au XVIII ème siècle
:
1731
1731, année où la principauté
fût incorporée à la France.
1771
Selon un extrait de la délibération
du Conseil Politique de la Communauté de
Gigondas du 30 Septembre 1771, fol. 23, il est
dit que "personne ne pourra vendanger avant
que la permission générale qui sera
donnée par MM. les Consuls, à peine
de 5 livres d'amende pour chaque contravention".
Au XIX ème siècle
:
le phylloxéra touche durement
le vignoble. L´olivier prend sa place.
1861
Ce fut la famille Raspail, et plus particulièrement
Eugène, qui prit sa retraite politique
à Gigondas, qui relança la viticulture
sur place. Au cours de l'année 1861, il
fit l'acquisition du domaine des Bosquets, revalorisa
les 37 hectares déjà existant, en
fit planter 9 autres l'année suivante,
puis 26 les années qui suivirent.
1864
Dès 1864, la production des domaines de
la famille Raspail, fut telle qu'il put l'expédier,
par le port de Roquemaure sur le Rhône,
à des négociants de Valence, Lyon,
Saint-Étienne et Paris, qui la lui avait
acheté sur la base de 16, 50 l'hectolitre.
Des résultats assez probants pour qu'il
reçut, en dépit de ses idées
républicaines, et avec l'aval de Napoléon
III, une prime d'honneur pour son exploitation.
Fier de ses résultats, le savant vigneron
put noter :
« Les vins de Gigondas doivent à
leur proportion d'alcool une valeur qui les fait
rechercher. Au pritemps de 1865, ils étaient
tous achetés quand le Languedoc se plaignait
de ne pas les vendre. »
1866
E.Raspail est à l'origine de la construction
du Château Raspail (1866), aux abords de
la route Carpentras-Vaison
Au XXème siècle:
1924
En 1924, la commercialisation des vins
plafonnait à 4 784 hl
1937
la commune de Gigondas appartient à
l'A.O.C. Côtes du Rhône.
1945
« Domaine Le Péage » a été
l'un des premiers Domaines à commercialiser
le « Gigondas » en bouteilles en 1945.
1953
décret concernant l'appellation
contrôlée " Côtes du Rhône
" suivie du nom «
Gigondas »
1955
La coopérative est construite en 1955 par
les architectes Broise et Biscop
1956
Il faudra attendre les grandes gelées de
l´hiver 1956 et la disparition des oliviers
pour voir le vignoble de Gigondas renaître
et reconquérir les coteaux
1967
En 1967, la commercialisation des vins plafonnait
à 25 887 hl
1971
l´obtention du statut d´AOC
« Gigondas », par le décret
du 6 janvier 1971 .
Au XXI ème siècle
:
2003
La production en 2003 est de 42 380 hl, soit un
rendement moyen de 34,5 hl/ha
2004
La production en 2004 est de 40 213 hl, soit un
rendement moyen de 32,5 hl/ha
2005
La production en 2005 est de 35 720 hl, soit un
rendement moyen de 29,5 hl/ha ,
avec 169 viticulteurs dont 87 vinificateurs (78
caves particulières, 5 caves coopératives,
4 négociants)
2006
La production en 2006 est de 40 345 hl, soit un
rendement moyen de 33 hl/ha
2007
La superficie en production est de 1240 hectares
avec une production de 41 858 hl, soit un rendement
moyen de 34 hl/ha, en 2007
2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne
met en place des réglements viniviticole.
La désacoolisation est autorisé,
l'utilisation de copeaux, l'autorisé 15%
de raisins provenant de l'UE, ...
Les syndicats de vignerons travaillent sur des
cahiers des charges pour faire valoir leur AOC
Française.
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