Château
Margaux
HISTOIRE
Connu dès le XIIème
siècle, il s’appelle « la
Mothe de Margaux » et ne possède
pas encore de vignes.
Les propriétaires successifs
de la Mothe de Margaux sont bien sûr des
seigneurs d’importance, mais il faudra
attendre la famille de Lestonnac pour engager
la constitution du domaine tel que nous le connaissons
aujourd’hui ; Pierre de Lestonnac réussit
en 10 ans, de 1572 à 1582, à restructurer
complètement la propriété
et anticipe ainsi l’évolution générale
du Médoc qui commence à abandonner
les cultures céréalières
au profit de la vigne.
A la fin du XVIIème siècle,
Château Margaux occupe 265 hectares, un
tiers du domaine est consacré à
la vigne. L’Angleterre et la Hollande
boivent du 'claret ', ce vin encore assez pâle
et qui ne vieillit pas bien.
Le régisseur Berlon, au
tout début du XVIIIème siècle.
Il est le premier à vinifier séparément
les raisins rouges et les raisins blancs, dont
les ceps étaient à l’époque
plantés en mélange dans les vignes.
il exige que les raisins ne soient pas vendangés
aux premières heures, « parce que
les raisins sont couverts de rosée, et
que s’ils sont cueillis le matin, leur
couleur sera diluée et pâlie par
l’excès d’humidité
»… Berlon comprend également
l’importance des sols, il connaît
déjà les meilleures parcelles.
1789
La révolution française met fin
à ce siècle d’or bordelais
et Elie du Barry, comte d’Hargicourt,
seigneur de Margaux, est conduit à l’échafaud
par la terreur jacobine.
Château Margaux ( ses vignes,
ses bois, ses aubarèdes, ses prés,
ses moulins ) est vendu aux enchères
par les révolutionnaires comme Bien National.
Laure de Fumel, nièce de
Joseph, parvient à racheter le domaine
au « citoyen » Miqueau qui l’a
pourtant complètement dilapidé,
laissant même geler les orangers!
Elle est la dernière descendante des
familles Lestonnac, Pontac, Aulède, toutes
apparentées et qui ont si bien veillé
sur Margaux pendant trois siècles.
Les années de la révolution ont
raison de son courage et de sa passion pour
ses terres, qu’elle met aux enchères
en 1801.
1801
L’acquéreur, Bertrand Douat, est
un basque revenu d’Espagne avec une fortune
considérable et le titre de marquis de
la Colonilla.
1810 à 1816
Le manoir gothique, qui a remplacé l’ancien
château fortifié du domaine, ne
lui paraît d’ailleurs pas digne
de la réputation de son vignoble.
Les travaux commencent en 1810, alors que La
Colonilla a déjà 70 ans ; il meurt
en 1816 sans avoir jamais habité son
château.
1870 à 1893
Le mildiou, autre maladie de la vigne due à
un champignon, apparaît peu de temps après
que l’oïdium ait été
maîtrisé ; cette fois le remède
sera trouvé sous la forme d’une
pulvérisation de sulfate de cuivre, la
fameuse « bouillie bordelaise ».
Le phylloxéra, insecte
venu des Etats-Unis, est un fléau plus
terrible encore et sa propagation est inexorable
; il faut attendre la solution du greffage des
cépages français sur des plants
américains résistants pour sauver
le vignoble bordelais.
La production de Château
Margaux reprend au fur et à mesure des
nouveaux traitements et des replantations et
le 1893, millésime remarquable, est si
abondant qu’il faut arrêter les
vendanges pendant six jours faute de cuves !
Sa production dépasse celle du légendaire
1870, la plus grande année d’avant
le phylloxéra.
Les jeunes pieds issus des replantations
ne permettent cependant pas de produire des
raisins de qualité optimale et une partie
de la production est vendue comme « second
vin », le futur Pavillon Rouge du Château
Margaux.
A la mort de Pillet-Will, le domaine
revient à son gendre, duc de la Trémoille.
C’est le courtier Pierre
Moreau, homme de confiance de la Trémoille,
qui réunit le syndicat d’actionnaires
acheteurs de Margaux et gère le domaine.
Il nomme Marcellus Grangerou au
poste de maître de chai ; son fils Marcel
et son petit-fils Jean auront la même
responsabilité.
1924 à 1949
L'innovation la plus importante de Pierre Moreau
est l’obligation de « mise en bouteilles
au château », adoptée en
1924 et véritable garantie d’authenticité
pour les acheteurs. La crise économique
des années 1930 et les millésimes
désastreux de cette décennie déstabilisent
les actionnaires et mettent provisoirement un
terme au principe de la mise en bouteilles obligatoire
au Château qui ne réapparaîtra
qu'après 1949.
Vers 1950
Fernand Ginestet et son fils Pierre entrent
alors en scène. C’est son ami Boylandry,
maire de Saigon et importateur de vins, qui
lui envoie les fonds nécessaires à
l’achat du domaine et la famille Ginestet
n’en acquiert l’intégralité
que vers 1950.
Les années 1970
la récession des années 1970,
les millésimes désastreux et invendables
de 1972, 1973 et 1974 mettent Pierre et Bernard
dans une situation désespérée.
1980
décès d’André Mentzelopoulos,
en décembre 1980
1983
En 1983, Paul Pontallier, ingénieur agronome
et docteur en œnologie, rejoint l’équipe
de Château Margaux .
2003
En 2003, le groupe Agnelli décide de
se séparer des parts qu’il détient
dans le capital de Château Margaux. Corinne
Mentzelopoulos les rachète aussitôt,
devenant ainsi l’unique actionnaire du
domaine.
VIGNOBLE et VINS
CONTACT
http://www.chateau-margaux.com
Présentation mise à
jour en Décembre 2009