ETYMOLOGIE :
Origine du nom « Romanée-saint-vivant
»
Saint Vivant reçoit du
duc de Bourgogne Hugues II, le 13 novembre 1131,
les biens qu’il possédait dans
toute la terre inculte de Flagey et de Vosne,
en bois et en champs.
La Romanée de Saint Vivant
: ce nom apparaît pour la première
fois en 1765
HISTOIRE
Il remonte avec l'arrivée
des Romains.
Au Xème siècle
Le monastère clunisien
de Saint-Vivant, fondé vers l’an
900, à quelques kilomètres à
vol d’oiseau, à l’ouest de
la « Côte », dans les «
Hautes Côtes de Nuits », possède,
à « Vosne », un domaine viticole.
Au XIIème siècle
1131
Le 13 novembre 1131, Hugues II, duc de Bourgogne,
cède tous les bois et les terres incultes
qu'il possède à Flagey et à
Vosne (dont le futur vignoble de la Romanée-Conti.)
au prieuré de Saint-Vivant
Au XIVème siècle
1395
En l'an 1395, Philippe le Hardi décida
d’améliorer la qualité des
vins et interdit la culture du gamay au profit
du pinot noir dans ses terres
Au XVème siècle
1482
En 1482, Louis XI parvint à récupérer
la Picardie et la Bourgogne, par le traité
d’Arras.
Au XVI ème siècle
1512
Ce domaine est constitué de
4 « clos » ou « cloux »,
joignants mais distincts, très précisément
répertoriés dans un acte de 1512.
Carte
de 1512
Le Cloux des Cinq Journaux et les Trois Ouvrées
formeront la Romanée-Conti.
La Vigne au Couvent de Cisteaux deviendra les
Richebourg.
Le Cloux du Moytant et le Cloux des neuf Journaux
formeront la Romanée-Saint-Vivant (du
D.R.C.).
Informations
:
« Journaux » de vignoble :
ancienne mesure bourguignonne qui correspond
à la surface qu’un vigneron
pouvait cultiver dans une journée. |
Au XVIIIème siècle
1765
La Romanée de Saint Vivant, ce nom apparaît
pour la première fois en 1765
1789
À la révolution française
de 1789, les propriétés de l’abbaye
sont confisquées, comme tous les biens
ecclésiastiques, et vendues aux enchères.
1791
La Romanée de Saint Vivant ( Clos du
Moytan, des Neuf Journaux et des Quatre journaux)
vendue par la Nation (les » Biens nationaux
« ) le 22 janvier 1791 à Nicolas
Joseph Marey (gendre de Gaspard Monge)
Au XIXème siècle
1816
En 1816, JULLIEN, dans sa « Topographie
de tous les vignobles connus », cite le
vin de « Romanée-Saint-Vivant »
en « première classe » parmi
les « vins fins » de Bourgogne.
1860
le classement du Comité de viticulture
de l’arrondissement de Beaune, en 1860,
qui
classe l'ensemble des vins de « Romanée-Saint-Vivant
» en « 1ère classe ».
1865-1866
Le 7 mai 1865, Vosne demande l'adjonction de
« Romanée » au nom du village.
Elle l'obtient par décret impérial
le 11 avril 1866.
1898
Le Clos des Quatre journaux sera acquis en 1898
par la famille Latour.
Monopole Marey-Monge jusqu’en 1898.
Au XXème siècle
1936
L'appellation d'origine contrôlée
« Romanée Saint Vivant »
est reconnu par le Décret du 11 septembre
1936 :
* Seront néanmoins tolérés
dans l'encépagement des vignes produisant
le vin ayant droit auxdites appellations, et
pendant une durée maximum de quinze ans
les vins provenant des plants dits Renevey étant
spécifié qu'à partir de
l'année 1938, ce cépage sera interdit
dans toutes les plantations et remplacements.
1938
Le cépage « Renevey » est
interdit dans toutes les plantations et remplacements
1974
Décret n° 74.872 du 19 octobre 1974
:
* le rendement est de 35 hectolitres par
hectare, avec un plafond limite de 20%
* Seuls peuvent bénéficier d'un
rendement supérieur au rendement de base,
dans la limite maximale du plafond limite de
classement, pour une surface déterminée
de vigne produisant des vins, les déclarants
qui en ont fait la demande à l'Institut
national des appellations d'origine avant la
vendange des vignes en cause et qui se sont
soumis à la vérification de leur
récolte par la commission de cinq membres
1985
Décret du 1er octobre 1985:
* Pour avoir droit respectivement aux appellations
contrôlées " Romanée-Saint-Vivant
", " Richebourg
", " Romanée-Conti
", " La
Romanée " et " La
Tâche ", les vins doivent provenir
de raisins récoltés à bonne
maturité et présenter un titre
alcoométrique volumique naturel minimum
de 11,5 %.
1987
Décret n°87.854 du 22 octobre 1987
:
* Le bénéfice de l'appellation
ne peut être accordé aux vins provenant
de jeunes vignes qu'à partir de la deuxième
année suivant celle au cours de laquelle
la plantation a été réalisée
en place avant le 31 août.
1988
Les vins sont issus exclusivement des vignes
situées dans l'aire parcellaire de production
telle qu'approuvée par l'Institut national
de l'origine et de la qualité lors des
séances du comité national compétent
:
- des 1er et 2 juin 1988 pour les appellations
« Romanée-Saint-Vivant »,
« Romanée-Conti », «
La Romanée », « La Tâche
», « Richebourg », «
Echezeaux », « Grands-Echezeaux
»
Au XXI ème siècle
2009
C'est la fin d'un usage qui remontait au Moyen-Age:
en Bourgogne, il n'y a plus de ban des vendanges.
Les viticulteurs sont libres de décider
eux-mêmes du jour où ils commencent
à cueillir les raisins.
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne
met en place des réglements vini-viticole.
La désalcoolisation est autorisée,
l'utilisation de copeaux, l'autorisation de
15% de raisins provenant de l'UE, ...
Les syndicats de vignerons travaillent sur des
cahiers des charges pour faire valoir leur AOC
Française.
Le Cahier des charges défini
l'aoc « Romanée-Saint-Vivant
»,
par le Décret n° 2009-1175 du
2 octobre 2009
JORF n°0230 du 4 octobre 2009 |
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2010
Le vignoble de la « Romanée-Saint-Vivant
» couvre une superficie d’environ
9,4 hectares, pour une production moyenne annuelle
de 240 hectolitres.
2011
Cahier des charges de l'AOC
« Romanée-Saint-Vivant »,
le décret n° 2011-1349 du 24
octobre 2011,
JORF du 26 octobre 2011
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de la Bourgogne