Il remonte avec l'arrivée
des Romains.
Au XIIème siècle
1152
En 1152, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine
et du roi Henri II Plantagenet fait passer l’Aquitaine
sous domination britannique.
1199
L'origine de la Jurade remonte au 8 juillet 1199,
date à laquelle la " Charte de Falaise
" fut signée par Jean Sans Terre et
confirmât les bourgeois de Saint-Emilion
dans leurs droits et libres coutumes d'administrer
leur commune.
Au XIIIème siècle
1269
La création du port de Libourne en 1269
ouvrira la route aux expéditions de vins.
1289
Une lettre patente du 7 juin 1289 d’Edouard
1er, roi d’Angleterre et d’Aquitaine,
fixe la limite entre Pomerol
et Saint-Emilion au ruisseau de « Tailhayhat
»
Au XIV et XVème
siècle
Tout au long des XIVe et XVe siècles,
les luttes d’influences entre Français,
Anglo-aquitains et seigneurs locaux auront des
conséquences catastrophiques pour Saint-Emilion
et son vignoble. La paix qui revient après
la bataille de Castillon en 1453 sera de courte
durée.
Au XVIème siècle
1562
Dès 1562, les affrontements entre troupes
royales et protestants marquent le début
des guerres de religion. Comme nombre d’autres
villes du Bordelais et de Dordogne, Saint-Emilion
eût beaucoup à souffrir de ces luttes.
1589
L’avènement du béarnais Henri
IV en 1589 marqua la fin de ces épisodes
douloureux.
Au XVIIème siècle
Les nouvelles plantations de vignes
se feront progressivement à partir du XVIIe
avec le renouveau des échanges entre la
Guyenne, l’Angleterre et la Hollande.
Au XVIIIème siècle
Au début du XVIIIe siècle,
la poussée de la demande anglaise et hollandaise
entraîne une formidable expansion du vignoble
de Saint-Emilion, dont la superficie va doubler
dans le premier tiers du XVIIIe siècle.
On voit apparaître à cette époque,
sur les côteaux, des plantations en règes
homogènes avec de bons cépages.
1740
Les fortes gelées de 174O vont amplifier
le mouvement des plantations.
1762
Les cartes de Belleyme, établies vers 1762
montrent qu'une bonne partie du plateau, des côtes
et pieds de côtes est déjà
occupée par la vigne.
Au XIXème siècle
1884
Juste après la Loi du 21 mars 1884 permettant
au monde agricole de créer des syndicats
professionnels, Saint-Emilion crée le premier
syndicat viticole de France, le 7 décembre
1884.
Au XXème siècle
1931
Création à Saint-Emilion de la première
coopérative viticole du Bordelais : l'Union
de Producteurs de Saint-Emilion.
1936
L'aire de production de l'Appellation d'Origine
Contrôlée Saint-Emilion est définie
par décret
1948
Renaissance de la Jurade de Saint-Emilion : gardienne
d'une tradition séculaire, la Jurade pousse
alors les viticulteurs à franchir de nouvelles
étapes.
1950
Depuis 1950, tout vin qui veut prétendre
à l'appellation « Saint-Emilion »
ou « Saint
Emilion Grand Cru » est la Seule AOC
à n'être accordée qu'après
deux examens de dégustation : l'aptitude
au vieillissement, la première année
et l'agrément dans les 2 ans qui suivent.
1951
La Jurade prend l'initiative de créer un
label : le Label de la Jurade octroyé aux
vins qu'elle aura contrôlés par l'intermédiaire
d'un jury de dégustateurs garants de la
qualité des vins. Ce label préfigure
déjà ce qui deviendra plus tard
la procédure d'agrément des vins
d'A.O.C. La Jurade prouve ainsi que préserver
un patrimoine, c'est aussi être pionnier.
1954
Le décret du décret du 7 octobre
1954, régit le classement des vins de Saint-Emilion
en Grand Crus Classés et Premier Grand
Crus Classé .
1974
Mise en place de la procédure nationale
d'agrément des vins d'A.O.C. (décret
du 19 octobre 1974) par laquelle tout vin souhaitant
obtenir les appellations Saint-Emilion, Saint-Emilion
Grand Cru, Saint-Emilion Grand Cru Classé
ou Saint-Emilion Premier Grand Cru Classé
doit être agréé par une
commission d'experts-dégustateurs.
1984
Décret du 11 janvier 1984 transformant
les quatre A.O.C., en deux A.O.C., Saint-Emilion
et Saint-Emilion
Grand Cru, les crus du classement appartenant
alors à l'appellation Saint-Emilion Grand
Cru.
1998
Il y a 839 exploitations
1999
Son vignoble au Patrimoine Mondial de l'UNESCO,
le 4 décembre 1999.
Au XXI ème siècle
2002
La floraison 2002 a été moyennement
précoce et assez étalée à
cause des températures fraîches des
deux premières décades de juin.
Les vendanges ont débuté vers le
23 septembre pour les merlots en zone précoce.
2008
Liste des communes et de la superficie
en production :
Saint-Emilion (2290 ha), Saint-Christophe des
Bardes (545 ha), Saint-Etienne de Lisse (525 ha),
Saint-Hippolyte (290 ha), Saint-Laurent des Combes
(235 ha), Saint-Pey d'Armens (290 ha), Saint-Sulpice
de Faleyrens (595 ha), Vignonet (275 ha), communes
qui font partie de l'Ancienne Juridiction de Saint-Emilion,
et une partie de la commune de Libourne (160 ha).
2009
Une vingtaine de vignerons retourne vers
la nature en replantant des haies et de l'herbe,
afin de retrouver une biodiversité.
Depuis le 1er Août 2009,
l'Union Européenne met en place des réglements
vini-viticole. La désalcoolisation est
autorisée, l'utilisation de copeaux, l'autorisation
de 15% de raisins provenant de l'UE, ...
Les syndicats de vignerons travaillent sur des
cahiers des charges pour faire valoir leur AOC
Française.
Le Cahier des charges défini
l'aoc « Saint-Emilion »,
par le Décret n° 2009-1274 du 20
octobre 2009 |
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2011
Décret n° 2011-125 du 28 janvier
2011 relatif à l'appellation d'origine
contrôlée « Saint-Emilion »
** Modification :
*Les techniques soustractives d'enrichissement
(TSE) sont autorisées dans la limite d'un
taux de concentration maximum de 15 % ( au lieu
de 10%).
Les vins ne dépassent pas, après
enrichissement, le titre alcoométrique
volumique total de 13,5 %.
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