La présence de vigne dans
cette région est attestée depuis
près de deux mille ans, développée
par les gallo-romains. On trouve, sur le territoire
de l’ancienne commune de Saint-Georges,
les vestiges d’une grande villa gallo-romaine
du siècle d’Ausone, poète
du IVème siècle. Sur ces terres
s’est construit le château Saint-Georges
ayant appartenu à Henri IV.
En 1152, l’Aquitaine devient
anglaise par l’alliance d'Aliénor
d'Aquitaine avec le roi d'Angleterre. Le commerce
fluvial sur la Dordogne jusqu’à Bordeaux,
puis maritime au départ du port de Bordeaux
favorise le développement de la culture
de la vigne pour produire le « claret »,
vin rouge clair dont les Anglais sont friands.
La ville de Libourne, dès sa fondation
en 1270, est un moyen, pour les Anglais, de percevoir
des droits ou coutumes sur les vins qui descendent
la Dordogne et surtout ceux du Saint-
Emilionnais.
Au Moyen-âge, la culture de
la vigne se développe également
sous l’influence des ordres religieux. De
cette époque restent de beaux témoignages
architecturaux tels que l’église
romane de Saint-Georges rattachée au chapitre
religieux de Saint-Emilion.
L’originalité du vignoble libournais
tient surtout à sa structure foncière
et sociale. La terre appartenait à la population
locale, paysanne ou bourgeoise, mais peu à
la noblesse car trop éloignée de
Bordeaux.
Ainsi s’est constitué le paysage
très morcelé du vignoble. L’unité
de ce pays lui venait de sa petite capitale, Libourne,
ville et port où un négoce florissant,
jouant un grand rôle dans la promotion des
vins, s’est installé.
Au XX ème Siècle
1921
Par jugement, le tribunal de Libourne en date
du 24 novembre 1921 a reconnu que les vins originaires
de la commune de Saint-Georges peuvent bénéficier,
en vertu des usages locaux, loyaux et constants,
du nom de « Saint-Emilion », à
condition que le nom de la commune d’origine
y soit joint, de façon à former
l’appellation d’origine contrôlée
« Saint-Georges-Saint-Emilion».
1936
14 novembre 1936, décret de l'appellation
contrôlée " Saint-Georges-Saint-Emilion
"
1955
Modifié, Décret du 8 novembre 1955,
art. 11: Les vins ayant droit à l'appellation
contrôlée " Saint-Georges-Saint-Emilion
" devront provenir de moûts contenant,
avant tout enrichissement, ou concentration, au
minimum 187 grammes de sucre naturel par litre
et présenter, après fermentation,
un degré alcoolique minimum de 11°.
1973
La Commune de Saint-Georges fusionne avec Montagne
le 1er mars 1973 :
L'appellation Saint-Georges-Saint-Emilion
est constituée par les sections cadastrales
410A1, 410A2, 410B1, 410B2, 410B3 et 410B4, qui
correspondent au territoire de l'ancienne commune
de Saint-Georges, tel qu'il était défini
avant sa fusion avec la commune de Montagne au
1er mars 1973.
1983
Modifié, Décret 83-259 du 22 mars
1983: Le rendement de base est fixé à
45 hectolitres par hectare de vignes en production.
1987
Modifié, Décret 87-854 du 22 octobre
1987 : Le bénéfice de l'appellation
d'origine contrôlée " Saint-Georges-Saint-Emilion
" ne peut être accordé aux vins
provenant des jeunes vignes qu'à partir
de la deuxième année suivant celle
au cours de laquelle la plantation a été
réalisée en place avant le 31 août.
1991
Les vins sont issus exclusivement des vignes situées
dans l'aire parcellaire de production telle qu'approuvée
par l'Institut national de l'origine et de la
qualité lors des séances du comité
national compétent des 13 et 14 mars 1991.
Au XXI ème siècle
2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne
met en place des réglements viniviticole.
La désacoolisation est autorisé,
l'utilisation de copeaux, l'autorisé 15%
de raisins provenant de l'UE, ...
Les syndicats de vignerons travaillent sur des
cahiers des charges pour faire valoir leur AOC
Française.
Le Cahier des charges défini
l'aoc des appellations
« Saint-Georges-Saint-Emilion »,
par le Décret n° 2009-1137 du 18
septembre 2009
JORF n°0220 du 23 septembre 2009 |
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Modification :
* Mise en place d'une zone de vignification
* Les cépages autorisés sont : cabernet
franc , cabernet-sauvignon
, carmenère
, cot
(ou malbec),
merlot
et petit
verdot . ( Avant seulement les cépages
: cabernet, malbec ou pressac, bouchet, merlot)
* Ne peuvent être considérés
comme étant à bonne maturité
les raisins présentant une richesse en
sucre inférieure à 194 grammes par
litre de moût pour le cépage merlot
N et 180 grammes par litre de moût pour
les autres cépages. ( Avant 187 grammes,
pour tous les cépages autorisés
)
* Le rendement de base est fixé à
53 ( avant : 45 ) hectolitres par hectare de vignes
en production.
* L'irrigation est maintenant autorisé
2010
La production y reste familiale, les exploitations
ayant une surface moyenne de huit hectares. Le
vignoble de l’appellation Saint-Georges-Saint-Emilion
couvre, en 2010, 200 hectares pour une production
moyenne de 9 000 hectolitres par an.
2011
Cahier des charges de l'AOC
« Saint-Georges-Saint-Emilion »,
le décret n° 2011-1335 du 20 octobre
2011, JORF du 22 octobre 2011 |
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Voir aussi : Histoire
du Bordelais
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